Les chats momifiés du Louvre

Choco et Loedi voulaient visiter ensemble le Louvre mais comme tout musée, ce dernier est interdit aux chiens. C’est ainsi qu’ils décidèrent de s’y rendre la nuit, à l’insu de tous:

« -Comme le Louvre est grand… voilà des heures que nous déambulons et je crois que nous sommes perdus Loedi.

-Oui Choco à moins que… regarde ce panneau: nous entrons dans le département des antiquités égyptiennes ! L’égyptologie est passionnante ! Savais-tu que… quelque chose a bougé n’est-ce pas ?

-Oui et apparemment ça s’approche…. Partons d’ici Loedi…

-Oh ! Ce sont des momies de chats ! Regarde Choco ! C’est incroyable !

-Oh non pas les chats ! Demi-tour Loedi !

-Attends Choco, je crois qu’ils essaient de nous dire quelque chose…

-Non non Loedi… partons ! J’en ai des frissons… Regarde leurs ombres…. Elle ne sont pas rattachées aux momies…

-Ce serait… les fantômes des chats momifiés ?!

Le temps d’un souffle coupé, l’effroi envahit Loedi et Choco qui s’enfuirent à toute berzingue. Leurs cris n’avaient d’égal que leur peur et ils résonnèrent jusque dans la cour du Louvre !

Un réverbère dans la nuit

La lune éclairait à peine cette froide nuit d’hiver et les rafales de vent étaient glaciales.

Loedi avançait péniblement dans la ville endormie et seul le bruit de ses pas sur les pavés venait troubler le silence de la nuit.

Dans l’obscurité, sa peur enfantine des monstres qui pourraient s’y cacher refaisait surface.

Loedi frissonnât et accéléra le pas.

«Ville lumière…. où es tu ? »

Paris lui répondit indirectement par l’un de ses majestueux réverbères qu’elle plaça sur son chemin.

Loedi y grimpa aussitôt et se glissa dans l’habitacle de verre.

Là, à l’abri du vent, elle pût y allumer une bougie dont la flamme aux reflets ardents chassa instantanément toute obscurité.

Le réverbère ainsi illuminé, rappelait à Loedi qu’il serait son protecteur jusqu’à l’aube mais surtout qu’il était à jamais le fier garant de la Ville Lumière.

Dialogue de sourds entre Loedi et Victor-Hugo

Lors d’un dimanche de janvier ensoleillé, Loedi s’installe dans le jardin du musée Rodin face à l’imposante statue de Victor Hugo.

Quand soudain, cette dernière se met à parler…

« – Que fais-tu Loedi ?

⁃ J’essaie de vous dessiner Monsieur Hugo.

⁃ Ce n’est pas très ressemblant.

⁃ Mais je leur ai dit que je ne sais pas dessiner les sculptures…

⁃ Ne pouvais-tu pas choisir un autre modèle ? Pourquoi moi si c’est pour mal me dessiner ?

⁃ C’est à dire… les marches devant-vous me permettent de m’asseoir et de m’installer confortablement…

⁃ Quelle effrontée ! Moi qui pensais que c’était pour me faire honneur, par admiration pour ma personne et mon œuvre !

⁃ Pardon…. Oui bien sûr ! Ne vous fâchez pas Monsieur Hugo, il n’est finalement pas si mal mon dessin, regardez !

⁃ Hum… c’est quoi ce fond coloré que tu as mis derrière nous ?

⁃ Ce sont les décors du défilé Dior qui a eu lieu dans le jardin du musée: de grandes broderies réalisées par des artistes indiens où l’on retrouve Shiva et …

⁃ Shiva ? Connais pas… mais j’aime bien les couleurs. Pourquoi tu ne m’as pas mis des couleurs à moi ?

⁃ Parce que vous êtes tout de marbre Monsieur Hugo… de marbre blanc.

⁃ Je veux des couleurs.

⁃ Sur le dessin ? Mais…

⁃ Bien sûr que non…. Je veux des couleurs là en vrai ! Peins-moi ! J’en ai assez d’être en blanc ! Prends tes couleurs et mets toi au travail tout de suite !

⁃ Mais… je ne peux pas… c’est interdit !

⁃ Interdit ? M’interdire à moi le grand et célèbre Victor Hugo ? Quel affront ! J’exige des couleurs tout de suite !

⁃ Mais….

⁃ Des couleurs ! Arrête de répondre et mets toi au travail !

⁃ …

⁃ Loedi ? Où vas-tu ? Reviens tout de suite ! Loedi ? Loedi !!! Je veux des couleurs ! Reviens ! Loedi !!! »

Mais où sont passées les aiguilles ?

« Les allers et venues des trains se sont tues. Il y a bien longtemps qu’un voyageur n’a pas levé ses yeux vers mes aiguilles alors…. À quoi bon les garder ?

Pourquoi et pour qui devrais-je continuer à donner l’heure ?

Non, non… ici le temps s’est arrêté et mes aiguilles ne sont que le souvenir d’un temps perdu à jamais. Autant les oublier elles aussi.

Aujourd’hui, les visiteurs ont remplacé les voyageurs et au lieu de courir après le temps, ils viennent en perdre la notion en déambulant d’une sculpture à l’autre.

Non, non… mieux vaut-il les laisser dans cette bulle hors du temps et ne pas les déranger. Le tic-tac incessant des pendules de la vie les rattrapera bien assez tôt. »

Extrait d’une conversation entre Loedi et l’une des horloges du musée d’Orsay.

Le retour du crayon !

Petite histoire d’objets animés:

 

Et le crayon arriva… tous les regards se braquèrent sur lui.

Le bol de café était fort impressionné !

La carafe d’eau était très jalouse ce qui la rendît désagréable.

Le petit pot d’eau était un peu confus quant à la situation.

Le pinceau qui était l’opportuniste du groupe, essaya aussitôt de sympathiser avec le crayon.

La vieille gomme usée observait la scène silencieusement.

La petite tomate était rouge de timidité alors que sa grande sœur était béate d’admiration.

La bougie était trop concentrée sur sa propre illumination pour se préoccuper de quoique ce soit.

Le briquet ne prêtait pas attention au crayon car il n’avait d’yeux que pour la bougie.

 

FIN

La légende de Pivaianoa

Une nouvelle animation dans l’univers du village de Pivaianoa. Les noms ne sont pas sans rappeler la Polynésie et le tahitien…. venez voyager dans une contrée lointaine…. très lointaine… au cœur de l’océan pacifique !

Prolongez votre voyage à Pivaianoa sur le site:

Pivaianoa